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Cet article se veut être une introduction simple sur la compréhension des mots ou expressions utilisés en architecture au sens large du terme.

Liste de termes architecturauxModifier

Index alphabétique : Haut - A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

AModifier

 
Azulejos de Jorge Colaço 1922 à Lisbonne
 
La Maison de l'arbre de Jessé à Joigny.
  • Abside   – Dans une église chrétienne, l'abside est la partie demi-cylindrique ou polygonale qui termine le chœur. Elle est parfois entourée d'un déambulatoire et d'absidioles.
  • Absidiole (chapelle absidiale)   – Dans une église chrétienne, une absidiole est une chapelle secondaire de petite dimension s'ouvrant sur l'abside ou son déambulatoire. Elles sont souvent multiples, leur nombre dépendant de la dimension de l'abside.
  • Azulejo (ladrillo azulejo)   – En Espagne et au Portugal, c'est un carreau de faïence décoré. Un ensemble de carreaux (ajulezos) forment des motifs géométriques ou des représentations figuratives. Placé aussi bien à l'intérieur de bâtiments qu'en revêtement extérieur de façade, cet art s'est d'abord développé en Andalousie au XVe siècle avant de connaître son apogée au XVIIIe siècle au Portugal et reste de nos jours un art vivant.
  • Ancre   – Extrémité du tirant destiné à empêcher l'écartement de deux murs opposés ou en angle. Destinée à prendre appui sur l’extérieur du mur, elle apparaît en façade où elle est traitée comme un ornement, prenant une forme allant du simple au plus complexe ; les plus courantes sont les lettres X, Y, S, O ou les chiffres composant le millésime de la construction ou de la transformation du bâtiment.
  • Appareil (opus)   – Terme d'architecture qui désigne la façon dont les moellons, les pierres de taille ou les briques sont assemblés dans la maçonnerie. L'appareilleur est l'artisan, ou l'ouvrier, qui réalise les épures à l'échelle 1/1 destinées à la réalisation de la taille des pierres et qui préside à la pose et au raccordement des différents éléments.
  • Arbre de Jessé   – Motif fréquent dans l'art chrétien entre le XIIe et le XVe siècle. Il représente une schématisation de l'arbre généalogique présumé de Jésus de Nazareth à partir de Jessé, père du roi David.
  • Areine (Houillère)   – Réseau de galeries pour évacuer l'eau vers le pied d'une colline afin de permettre l'exploitation d'une mine. Les galeries naturelles composées de failles plus ou moins larges aux abords des bures sont appelées « rotices » et se déversent dans une nappe aquifère au départ de laquelle l'homme a creusé des galeries voutées et maçonnées appelées « mahais » allant d'une hauteur d'environ 50 centimètre au sommet de la nappe aquifère à 1,5 mètres, voire 2 mètres comme à Richonfontaine, à l'« œil », c’est-à-dire le point le plus bas et la fin de l'areine. De cet œil, où le débit de l'eau peut aller jusqu'à 10 000 m3 par jour, partent les « maîtresses buses » en plomb qui permettaient d'alimenter la ville en eau potable. Le plus vieux réseau d'areine connu est celui de Richonfontaine à Liège qui date de 1244.
  • Art mosan   – Art roman d'influence carolingienne et ottonienne de la vallée de la Meuse, actif du XIe au XIIIe siècle. Cet art concerne aussi bien l'architecture que l'orfèvrerie, le travail du cuivre et de l'ivoire ou encore la sculpture, la peinture et l'enluminure.
  • Art nouveau   – Mouvement artistique de la fin du XIXe et du début du XXe siècle né en réaction contre la reproduction sclérosante des anciens styles et qui s'appuie sur l'esthétique des lignes courbes.

BModifier

  • Bardeau   – Petit élément de revêtement permettant de protéger des intempéries les toitures et les façades. Traditionnellement, il est en bois local fendu ou scié. Actuellement, il existe aussi des bardeaux d'asphalte composés de bitume, de granulats et de fibres.
  • Baroque (Style baroque)   – Style architectural apparut en Italie au XVIIe siècle. Il est caractérisé par des formes arrondies et un usage opulent et tourmenté des matières, des jeux d'ombre, de lumière et de couleurs. L’usage des faux marbres, du stuc et du trompe-l’œil en est une autre caractéristique.
  • Baroque mosan (Baroque liégeois)   – C'est une variante régionale du style baroque qui prospéra, en particulier pendant le XVIIIe siècle, dans la principauté de Liège ainsi que dans la région des villes d'Aix-la-Chapelle et de Maastricht. Occupant une position intermédiaire entre le classicisme hollandais strict d'une part et le rococo et le baroque français et allemand beaucoup plus élaborés. Ce mouvement artistique s'est développé principalement dans l'architecture locale, la peinture, la sculpture et les arts appliqués.
  • Bateau   – En génie civil, partie surbaissée d’une bordure de trottoir destinée à faciliter son franchissement par des véhicules, des fauteuils roulants ou des poussettes. Le terme « charretière » est parfois aussi employé.
  • Belvédère   – Construction pavillonnaire de type terrasse ou plateforme établie en un lieu surélevé, comportant souvent une table d'orientation, afin d’admirer le champ de la vue qui s'étend au loin. Par extension, il s'agit aussi d'un élément architectural qui peut être ou non en forme de rotonde au-dessus du toit d'une demeure pour admirer la vue (voir aussi « Gloriette » et « Kiosque »).
  • Besace  – En architecture, harpe constituée de pierres identiques disposées alternativement en carreau ou en panneresse sur boutisse et ainsi de suite.
  • Borie   – Le terme a deux acceptions, l'une ancienne, de « domaine agricole », d'« exploitation rurale », de « ferme » ou de « métairie », encore présente dans une bonne partie du Sud-ouest de la France. L'autre, plus récente, de « cabane en pierre sèche », est apparue dans le Sud-est de la France.
  • Boutisse  – Élément de maçonnerie dont la plus petite face forme parement. Si elle traverse le mur, on parle de boutisse parpaigne ou traversante ou encore traversière.
  • Bruxellisation   – Terme utilisé par les urbanistes pour désigner les bouleversements urbanistiques d'une ville livrée aux promoteurs au détriment du cadre de vie de ses habitants, sous couvert d'une « modernisation » nécessaire. Ce phénomène doit son nom à la ville de Bruxelles où il fut particulièrement sensible dans les années 1960 et 1970, alors que la ville était livrée aux rêves de cité du futur de promoteurs incontrôlés.

CModifier

  • Cariatide   – Statue de femme souvent vêtue d'une longue tunique, soutenant un entablement sur sa tête, remplaçant ainsi une colonne, un pilier ou un pilastre.
  • Carreau  – Élément de maçonnerie dont la plus grande face forme parement.
  • Cartouche   – En architecture, un cartouche est un ornement sculpté décorant la façade d'un bâtiment, constitué d'un encadrement bordant une surface affichant l'année de construction de l'édifice, son nom, une devise, une épitaphe, des armoiries ou un motif ornemental. Lorsque le cartouche est de forme circulaire ou ovoïde, on parle alors de « médaillon ». Par extension, un cartouche représentant un portrait, une allégorie, des attributs de métier ou une scène commémorative est aussi un « médaillon ». On parle de médaillon triangulaire, quadrangulaire
  • Chaînage   – Un chaînage, ou plus anciennement « chaîne », est une partie rigidifiant horizontalement ou verticalement un mur en appareil de brique, de pierre taillée ou de blocs en béton. Le chainage d'angle forme l'angle saillant de la jonction de deux murs. Le chaînage vertical se trouve au milieu d'un mur gouttereau qui est en général le départ d'un mur de refend transversal ou longitudinal du corps de bâtiment ; il est aussi appelé « chaîne de refend ». Le chaînage horizontal est situé en milieu de pan de mur ou à son sommet, il est fait d'un appareil en brique ou pierre taillée (moellon ou pierre de taille) qui constitue aussi l'assise chargée de répartir les charges en départ de plancher ; en façade ancienne, il peut être fait par des tirants métalliques et/ou des ancres en façade.
  • Chapiteau   – En architecture, un chapiteau est soit un élément de forme évasée qui couronne une colonne et lui transmet les charges qu'elle doit porter, soit une tranche de marbre que l'on rapporte au haut d'un montant de chambranle.
  • Cherbain (Chèrbin)  – Élément de construction, constitué d'une plaque de schiste semi-arrondie, qui était utilisé comme pièce de couverture des bâtiments en Ardenne liégeoise. La découpe asymétrique implique une pose particulière : toujours entamée en bas de versant sur la droite, elle gravit la toiture en diagonales parallèles jusqu’au faîte sur la gauche en recouvrements progressifs, tout en diminuant la taille des chèrbins.
  • Chevet   – En architecture religieuse, désigne généralement l'extrémité du chœur d'une église derrière le maître-autel et le sanctuaire de l'église, parce que, dans les édifices au plan en croix latine, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête.
  • Chevron  – Pièce de charpente soutenue par des pannes, et qui supporte des liteaux, des lambourdes ou des voliges.
 
L'abonDanCe De DIeV (L'abondance de Dieu) donne les chiffres romains « L + D + C + D + D + I + V », soit 1656.
  • Chronogramme (chronographe)   – inscription en prose ou en vers dont les lettres correspondant à des chiffres dans un système de numération de type littéral comme la numération grecque, arabe ou hébraïque, etc. qui permet de former la date d'un événement. Ce genre d'inscription se retrouve souvent sur des bâtiments ou des monuments.
  • Classique (Style classique)   – L'architecture classique fut inventée en France pour magnifier la gloire du roi Louis XIV avant de rayonner dans toute l'Europe. Du point de vue esthétique, cette architecture se rapproche des canons grecs et romains avec une étude rationnelle des proportions, une recherche de compositions symétriques, des lignes nobles et simples ainsi que par la sobriété du décor. Le bâtiment le plus emblématique du style classique est le château de Versailles.
  • Clocher comtois   – Clocher caractérisé par son aspect de clocher-porche surmonté d'un dôme à pans. Il est caractéristique des églises franc-comtoises au XVIIIe siècle.
  • Clocher tors (clocher flammé)   – Clocher où la flèche est en spirale. La raison peut être accidentelle soit suite à l'effet du vent, au mauvais séchage du bois de la charpente ou au poids trop élevé de la couverture. Mais, le plus souvent, la raison est volontaire pour réaliser une prouesse architecturale. Il existe 115 clochers répertoriés de ce type au monde et tous en Europe occidentale.
  • Collégiale   – Église capitulaire, c'est-à-dire qui a été confiée à un collège de clercs ou chapitre collégial, c'est-à-dire à un groupe de chanoines qui sont tenus d'y chanter ou réciter l'office divin. Une collégiale ne peut être, en même temps, une église paroissiale.
  • Collatéral   – Spécifique de l'architecture chrétienne, il s'agit un vaisseau latéral de la nef d'une église et généralement moins élevé que celle-ci, ou d'un édifice à plan basilical, de part et d'autre du vaisseau central. Il peut exister plusieurs collatéraux d'un même côté : on les compte alors à partir du vaisseau central (premier, deuxième collatéral, etc.).
  • Contrefort   – En architecture, il s'agit d'un renfort de maçonnerie saillant et massif élevé sur la face extérieure d'un bâtiment voûté et qui sert à contenir les effets d'une charge ou de la poussée des arcs et des voûtes. Les contreforts sont typiques de l'architecture romane.
  • Contreventement   – En génie civil, un contreventement est un système statique destiné à assurer la stabilité globale d'un ouvrage vis-à-vis des effets horizontaux issus des éventuelles actions sur celui-ci (par exemple : vent, séisme, choc, etc.). Il sert également à stabiliser localement certaines parties de l'ouvrage (poutres, colonnes) relativement aux phénomènes d'instabilité (flambage, déversement, etc.).
  • Corbeau   – Élément saillant d'un mur. En structure intérieure, il permet de soutenir une poutre, une voûte, un arc ou une statue. En structure extérieure il est utilisé pour supporter un toit, une corniche un élément en encorbellement ou tout autre avant-corps. Si le corbeau est sculpté, il prend alors le nom de « modillon ». Si l'ensemble de la structure est de dimension importante ou en métal ou en béton, on utilise alors le terme de « console ».
  • Cour   – Espace non couvert et clos, le plus souvent entouré d'un ensemble de bâtiments.
  • Couronne de lumière  – Cercle de métal chargé de bougies et suspendu aux voûtes comme un lustre..
  • Courtine   – En architecture militaire, muraille reliant deux tours ou rempart reliant deux bastions.
  • Coyau  – Chevron rapporté à la base d'un versant pour adoucir la pente de l'égout de toit.
  • Croix d'occis   – Petit monument de pierre, en forme de croix, généralement érigé au niveau du sol au bord d’une route ou d’’un chemin, à l'endroit exact où une personne trouva la mort, souvent de manière violente (criminelle ou accidentelle). Une croix d'occis n'inclut jamais la figure du Christ.
  • Croupe  
  • Cul-de-four   – Voûte en forme de quart de sphère, rappelant la forme d'un four à pain. Cette technique fut utilisée dès l'antiquité et jusqu'à la fin de la période romane pour couvrir les absides.
  • Cul-de-lampe   – Le terme cul-de-lampe peut avoir deux significations :
    1. corbeau, dont la forme rappelle le dessous d'une lampe d'église, servant à supporter une base de colonne, la retombée d'un arc, des nervures de voûte ou encore une statue ;
    2. motif qui termine les cuves de certaines chaires à prêcher qui ne sont pas soutenues par une colonne.
Exemples de culs-de-lampe
Sous une nervure de voute à l'hôtel de ville de Bruxelles
Support de statue à la basilique Saint-Materne de Walcourt
Sous la cuve de la chaire à prêcher de l'église des Capucins à Bruges

DModifier

  • Déambulatoire (Bas-côté pourtournant)   – Galerie qui double le chœur et l'abside d'une église.

EModifier

  • Échauguette   – Petite construction destinée à abriter, dans un château-fort ou une fortification, le veilleur surveillant le territoire environnant sur un large horizon. Souvent placée dans un angle saillant, l'échauguette se différencie d'une tour en étant construite attenante à un mur et non construite à partir du sol.
  • Éclectique (Style éclectique)   – Style architectural qui consiste à mêler des éléments empruntés à différents styles ou époques de l'histoire de l'art et de l'architecture.
  • Église à nef unique   – Église dont le plan type comporte un vaisseau, c'est-à-dire un espace intérieur, sans collatéraux, bas-côtés ni supports intérieurs. Elle peut cependant compter une ou plusieurs chapelles latérales ménagées entre les contreforts.
  • Église-halle   – Église dont la nef et les collatéraux sont de hauteur et souvent aussi de largeur égales et communiquent entre eux sur toute cette hauteur. Il en résulte que, en l'absence de fenêtres hautes, la nef centrale n'est éclairée qu'indirectement par la lumière provenant des nefs latérales.
  • Emporium  – Dans l'antiquité, centre commercial, lieu ou place de marché attenante à un port.
  • Entablement   – Il s'agit, soit de la partie horizontale appuyée sur des colonnes, soit d'une corniche avec sa frise en saillie d'une façade, soit d'un couronnement de baie.
  • Épi de faîtage (poinçon, étoc)   – Pièce ornementale formée d'une base et de plusieurs éléments (appelés manchons) enfilés sur une tige métallique placée aux extrémités d'un faîtage de toiture, soit à la pointe (dans le cas d'un pigeonnier par exemple), soit aux extrémités de la ligne de faîte. Sa fonction est à l'origine une nécessité fonctionnelle : assurer l'étanchéité de la charpente traditionnelle de la toiture en couvrant et protégeant la partie saillante. Il peut être en terre cuite, en céramique, en bois (typique de l'architecture balnéaire du XIXe siècle), en fer forgé, en dinanderie, etc.
  • Escalier à vis (escalier en vis)   – Escalier hélicoïdal dont les extrémités centrales des marches sont superposées de manière à former un noyau central. Il fait son apparition au XIIe siècle et est encore très étroit. C'est la présence, ou non, de ce noyau central qui fait la différence entre un escalier à vis et un escalier en colimaçon.
  • Exèdre   – Banquette semi-circulaire en pierre. Niche ou recoin de salle de forme arrondie avec une banquette ou des sièges pour la conversation.

FModifier

  • Façadisme   – Pratique urbanistique qui consiste à ne conserver que la façade sur rue jugée intéressante de bâtiments anciens dont tout le reste est voué aux démolisseurs.

GModifier

  • Gazébo   – Petit pavillon situé dans un parc comme lieu propice au repos et souvent muni de lamelles ou de moustiquaires. Bien que considéré comme un anglicisme, le terme est utilisé au Canada (voir aussi « Belvédère », « Gloriette » et « Kiosque »).
  • Gentrification   – Phénomène urbain par lequel des arrivants plus aisés s'approprient un espace initialement occupé par des habitants ou usagers moins favorisés, transformant ainsi le profil économique et social du quartier au profit exclusif d'une couche sociale supérieure.
  • Giron  – Largeur de la marche d'un escalier sur laquelle on pose le pied.
  • Gloriette   – Petit pavillon ou temple à l'antique, situé dans un parc comme lieu propice au repos et à la poésie (voir aussi « Belvédère », « Gazébo » et « Kiosque »).
  • Gothique (Style gothique)   – Aussi appelé « art français », le style gothique est apparu en Île-de-France au XIIe siècle avant de se répandre dans toute l'Europe et d'être la référence architecturale jusqu'au XVIe siècle et l'apparition du style Renaissance. Terme général, le gothique connait de nombreuses variantes selon les époques (gothique primitif, classique, rayonnant, flamboyant) où les régions (gothique angevin, normand, méridional, brabançon, tournaisien, mosan, rhénan).
  • Gothique brabançon (Style gothique brabançon)   – Né au XIIIe siècle, il s'agit d'une variante du style architectural gothique. Ce qui distingue surtout le style brabançon du style classique à la française dans l'architecture religieuse est la présence d'une seule tour massive dotée d'un porche au niveau de la façade occidentale ainsi que des chapelles latérales dotées de pignons triangulaires. On note aussi souvent l'absence de transept et les rosaces sont remplacées par de grandes verrières. Ce style n'a pas connu toute l'exubérance ni les débordements du gothique flamboyant et est resté assez sobre.
  • Gouttereau (mur gouttereau)   – Mur portant une gouttière ou un chéneau terminant le versant de toiture et recevant les eaux par opposition au mur pignon.

HModifier

  • Harpe   – En architecture, c'est l'ensemble des pierres, moellons, blocs de béton disposés en alternance pour former un angle de mur. On parle de chaînage harpé vertical par une alternance de pierres plus larges superposées aux pierres ordinaires ou de besace qui est composée de pierres identiques.
  • Haussmannien (Style Haussmannien)  – Relatif à un urbanisme modernisé, fait de larges avenues aux façades régulières, généralement bordées d’arbres. Ce style doit son nom au préfet de la Seine, Georges Eugène Haussmann, qui transformât Paris sous le Second Empire.
  • Hypocauste   – Nom donné au système de chauffage par le sol utilisé à l'époque romaine et gallo-romaine surtout dans les thermes.

IModifier

  • Iconostase   – Cloison, de bois ou de pierre, qui, dans les églises de rite byzantin, particulièrement orthodoxes, sépare les lieux où se tient le clergé célébrant du reste de l'église où se tiennent les chantres, le clergé non célébrant et les fidèles. Cachant les célébrants aux regards de l'assemblée pour présenter à leur place des icônes, l'iconostase ne doit pas être confondue avec le jubé des églises catholiques.

JModifier

  • Jubé (Chantereau)   – Dans les églises catholiques bâties jusqu'au XVIe siècle, tribune et clôture de pierre ou de bois séparant le chœur liturgique de la nef. C'est de cette tribune que l'on lisait l'Évangile, que l'on prêchait, que l'on installait les chantres et où se trouvait l'orgue portatif avant l'apparition des grandes orgues. Le jubé ne doit pas être confondu avec l'iconostase des églises de rites chrétiens orientals.

KModifier

  • Kiosque   – Pavillon à plancher surélevé avec toit portant sur colonnes-poteaux. La fonction la plus connue est le « kiosque à musique ». Par extension linguistique, édicule de vente sur trottoir (voir aussi « Belvédère » et « Gloriette »).
  • Kramat (karamat, mazaar)  – Dans la communauté malaisienne musulmane, mausolée ou simple tombe d'une personne considérée comme un saint homme par la religion musulmane.
  • Ksar (Ighrem)   (ksour et igherman au pluriel) – Village fortifié d'Afrique du Nord et d'origine berbère. Les ksour sont toujours situés dans un endroit difficile d'accès et aisé à défendre, soit au sommet d'une colline ou d'une paroi escarpée, soit accrochés à une falaise. Outre les cellules de vie, ils comptent de nombreux greniers, appelés ghorfas, qui servent à entreposer les denrées en prévision de plusieurs années successives de sécheresse.

LModifier

  • Lauze (lause, lave)   – Pierre utilisée pour la couverture des toitures. La pierre peut être issue de n'importe quel type de roche.
  • Liteau   – dernière partie de l'ossature d'un toit destiné à recevoir la couverture. L'ensemble des liteaux est appelé « lattis » ou « lattage ». En suisse, le terme de « lambourde » est parfois utilisé en lieu et place de liteau.
  • Loft   – Logement aménagé dans un ancien atelier, un entrepôt, voire une usine. Le loft garde l'empreinte, le souvenir visible de son ancienne destination (poutrelles métalliques dans une ancienne usine, voûtes dans une ancienne chapelle, etc.).

MModifier

 
Médaillons quadrangulaires sur le palais Curtius à Liège.
  • Makuti  – Mot swahili qui, en Afrique de l'Est, désigne le matériau obtenu à partir des feuilles de cocotiers (Cocos nucifera) sèchées pour recouvrir les toitures.
  • Maqsura   – En architecture islamique, pièce privée, de petite taille, réservée au souverain pour sa prière.
  • Médaillon   – En architecture, un médaillon est un cartouche de forme circulaire ou ovoïde ou de toute autre forme s'il représente un portrait, une allégorie, des attributs de métier ou une scène commémorative.
  • Merlon (carnel)   – Partie pleine d'un parapet situées entre deux créneaux. Sa hauteur, par rapport au chemin de ronde, avoisine les deux mètres afin d'être plus haut que les défenseurs.
  • Mihrab   – En architecture islamique, niche semi-circulaire indiquant la qibla, c'est-à-dire la direction de La Mecque, et à l'entrée de laquelle l'imam dirige la prière. C'est l'élément le plus important d'une mosquée.
  • Minbar   – En architecture islamique, chaire où l'imam fait son sermon lors de la prière du vendredi. Généralement, il est placé à droite, pour les fidèles, du mihrab.
  • Murus gallicus   – Rempart gaulois qui consiste en une construction en terre solidifiée par un empilement en couches entrecroisées de poutres horizontales et avec un parement de pierres sèches.

NModifier

  • Narthex (antéglise, avant-nef)   (genre masculin) – Portique intérieur aménagé à l'entrée de certaines églises permettant d'accéder à la nef proprement dite. Parfois, c'est sur la mezzanine supérieure au portique que sont installées les grandes orgues et que se tient la chorale.
  • Néo-Renaissance (style néo-Renaissance)   – Style architectural du XIXe siècle aux contours flous, inspiré de l'architecture Renaissance et reproduisant des styles plus anciens, comme le néo-gothique et le néo-classique.

OModifier

 
Un oriel surmonté d'une petite terrasse avec garde-corps.
  • Oculus   (genre masculin) – Dans une église, ouverture pratiquée sur un comble de voûte ou au centre d'une coupole afin de l'éclairer. S'il est pratiqué dans une voûte, il peut permettre de monter les cloches dans la chambre des cloches d'un clocher.
  • Oppidum   (genre masculin) – Du latin n. oppidum, pl. oppida qui signifie « ville », « agglomération généralement fortifiée » est le nom donné par les Romains de l'Antiquité à un type d'aire, généralement situé sur une colline ou sur un plateau, fortifiée et aménagée que l'on trouve en Europe occidentale et centrale.
  • Oriel (bow-window (anglicisme))   (genre masculin) – Fenêtre en encorbellement aménagée sur un ou plusieurs niveaux d'une façade.

PModifier

  • Padrão   – ( au pluriel : Padrões). Pilier de pierre surmonté d'une croix et du blason portugais et comportant une inscription. Ils étaient utilisés par les navigateurs portugais pour marquer les emplacements qu'ils découvraient.
  • Panne   – Pièce de charpente posée horizontalement sur les fermes qui supporte les chevrons. Située au sommet de la charpente d'un toit à pans, on parle de panne faitière, en bas de pente de panne sablière et entre ces deux dernières de panne ventrière.
  • Panneresse  – Élément de maçonnerie dont la face intermédiaire entre la plus grande et la plus petite forme parement.
  • Parvis   – Il s'agit de l'espace ouvert devant l'entrée d'une église dont le périmètre est délimité par une clôture. En l'absence de cette dernière, on parle de « place-parvis ».
  • Perron  – Le terme perron peut avoir deux significations :
    1. en architecture, c'est un escalier de pierre se terminant par une plate-forme devant l'entrée principale d'un bâtiment ou donnant sur une terrasse. En architecture chrétienne, et dans le cheminement vers le sanctuaire, le perron est toujours précédé du parvis et suivit du porche ;
    2. c'est un monument et un symbole dans l'ancienne principauté de Liège. C'était, à l'origine, un pilori qui a acquis d'autres usages. Il est, au minimum, constitué, du bas vers le haut, d'un socle à degrés, d'un fût symbolisant les libertés et l'autonomie communale, d'une pomme de pin dont l'origine et la symbolique restent obscures et d'une croix symbolisant le pouvoir du prince-évêque. C'est au pied de ce symbole que s'effectuait le cri du Perron c'est-à-dire l'annonce verbale à la population des volontés princières ou des sentences scabinales, des règlements, des mandements et des édits, des prix officiels ainsi que des bannissements ou encore des délits commis dans le ban. Le premier érigé fût celui de Liège au milieu du XIIe siècle. De nombreux autres suivirent et, actuellement, il en reste dix-neuf.
Exemples de perrons
Perron à double escalier à Luxembourg 
Le perron de Liège 
Le perron de Theux 
  • Pignon   – Le pignon désigne la partie supérieure de forme générale triangulaire du mur d'un bâtiment servant à donner des versants à un toit et sur lequel sont posés les parties horizontales de la charpente, c'est-à-dire les pannes. Le pignon peut être dit « à redents », « à gradins », « à volutes ».
  • Pilastre   – Support rectangulaire terminé par une base et par un chapiteau. Contrairement à la colonne qui est un élément isolé, le pilastre est adossé à un mur porteur et sa fonction est uniquement décorative.
  • Pilori   – Poteau ou dispositif auquel un condamné est attaché, sans mise à mort, temporairement pour être vu du public qui, impressionné, est censé s'efforcer de ne pas se retrouver un jour en pareille situation. En France, notamment dans la région parisienne, le pilori portait le nom d'« échelle ».
  • Poivrière (Tourelle)   – En architecture, une poivrière, appelée « tourelle » en architecture médiévale, est une guérite de maçonnerie à toit conique placée en encorbellement à l'angle d'un bastion, d'un château-fort, d'une tour, d'une maison ou d'un pont.
  • Porterie   – Bâtiment d'un monastère, d'une abbaye, d'un manoir ou d'un château fort situé à côté de la porte et où loge le portier ou le gardien. Dans les hospices ou les abbayes, la porterie donnait l'accès au lieu de séjour des pèlerins ou des visiteurs.
  • Potale (mot d'origine wallonne : potè signifiant « petit trou »)   – Particulièrement répandue en Wallonie et en Picardie, il s'agit d'une niche contenant une statuette de la Vierge Marie ou d’un saint protecteur. Dans les villes et villages, la potale est généralement intégrée sous forme d'une niche au bâtiment dont elle constitue un élément architectural ; on parle alors de « potale murale ». Dans les campagnes, elle prend souvent la forme d'un édicule constitué d’une colonne surmontée d’une ou plusieurs niches et parfois d'une croix ; on parle alors de « borne potale ». Dans les Hautes Fagnes, « potale » peut aussi désigner une fosse d'extraction de la tourbe et remplie d'eau.

QModifier

RModifier

 
Le palais Curtius à Liège, un des plus bels exemples d'architecture de la Renaissance mosane.
  • Refend   – Une ligne de refend est une ligne horizontale ou verticale creusée sur le parement d'un mur pour marquer ou simuler les joints d’assises entre les pierres de taille. Mais, s'il est question d'un refend porteur, il s'agit alors d'un mur transversal ou longitudinal monté sur fondation, sur contreventement, sur support de canalisations ou de conduits de fumées.
  • Renaissance (Style Renaissance)   – Né en Italie au XVe siècle, le style architectural Renaissance reprend les cinq ordres classiques de l'architecture gréco-romaine (dorique, toscan, ionique, corinthien et composite). Il est aussi caractérisé par l'apparition des pilastres qui n'ont qu'une fonction décorative et par une ornementation foisonnante dont les motifs (rinceaux, Putti, tondi, arabesques, grotesques, etc.) rappellent des scènes d'époque ou bien s'inspirent de la mythologie.
  • Renaissance mosane (Style Renaissance mosane)   – C'est un style d'architecture régionale du XVIe et XVIIIe siècles directement lié à l'architecture de la Renaissance appliqué principalement dans l'ancienne Principauté de Liège. Il s'inspire de la technique des maisons à colombages dans laquelle un nouveau matériau, la pierre, a été incorporé. Les matériaux utilisés étaient endémiques dans les régions où le style a prévalu, à savoir la pierre bleue, la brique et la marne.

SModifier

  • Stylobate   – Soubassement continu, avec décor, commun à plusieurs colonnes. Plinthe en bois haute que l'on trouve sur les murs le long des marches d'escaliers.

TModifier

  • Théothèque  – Dans une église catholique, tabernacle non pas placé au milieu de l'autel mais à l'entrée du chœur ou dans un oratoire adapté à l'adoration et à la prière personnelle des fidèles.
  • Topiaire (art topiaire)   – Plutôt art paysager qu'art architectural, il s'agit de l'art d’orner les jardins d’agrément et de tailler les haies, arbres ou autres arbustes en formes décoratives.
  • Transept   – Nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église et qui lui donne ainsi la forme symbolique d’une croix latine.
  • Troubadour (Style troubadour)   – Mouvement artistique, né au XVIIIe siècle, tendant à reconstituer, par les différents arts, une atmosphère idéalisée du Moyen Âge et de la Renaissance. Ce style eut surtout un impact en Grande-Bretagne.

UModifier

VModifier

  • Vierge noire   – Effigie féminine à caractère religieux sculptée pour la plupart entre le XIe et le XVIe siècle. Elle représente le plus souvent la Vierge Marie, alors accompagnée de l'enfant Jésus, mais aussi, parfois, sainte Anne ou Sara la noire. Sa particularité est d'avoir, au moins, le visage et les mains, de couleur brun très foncé et la tête sertie d'une couronne. Celles sculptées dans le bois sont entièrement foncées car faites dans l'ébène. Fort peu appréciées des ecclésiastiques du Moyen Âge, qui cherchaient à les escamoter loin de la ferveur populaire, elles furent cependant choisies comme protectrice par l'ordre du Temple et, plus tard, par l’ordre des Chevaliers teutoniques.
  • Voûte d'arêtes   – Type de voûte très utilisé dans l'architecture depuis l'Antiquité. Ce type de voûte est obtenu par l'intersection de deux berceaux qui se croisent à angle droit en conservant les parties extérieures aux arêtes d'intersection. Quand la voûte est obtenue en conservant les parties intérieures aux arêtes d'intersection, on obtient une voûte en arc de cloître. Contrairement à la voute en berceau simple et plus encore à la voûte en arc de cloître, les forces de poussée de la voûte d'arêtes ne s'exercent pas sur les côtés latéraux du carré couvert, mais en diagonale vers les quatre coins du carré couvert, ainsi une voûte d'arête nécessite de bons piliers ou des contreforts aux quatre coins du carré couvert pour la soutenir mais permet en contrepartie de supprimer complétement les murs latéraux. De plus, sa forme permet aux ouvertures latérales, en arcs, de monter au plus haut dans la voûte, augmentant fortement la surface de ces ouvertures. Et enfin, les carrés couverts par des voutes d'arêtes peuvent facilement être accolés les uns aux autres, les poussées diagonales des uns compensant celles des carrés voisins, un simple pilier verticale sans lourd contrefort est donc suffisant sous le point d'intersection de quatre carrés couverts par des voutes d'arêtes. Pour toutes ces raisons la voute d'arêtes est l'un des types de voûte les plus commodes et communs dans toute l'histoire de l'architecture.

WModifier

XModifier

  • Xenodochium   – Au Moyen Âge, institution annexée à un monastère ou à la maison de l'évêque ou à une église et qui servait, à la fois, d'hostellerie pour l'accueil des pèlerins et autres voyageurs, d'hospice pour les vieillards et les pauvres et d'hôpital pour les malades.

YModifier

ZModifier

Dictionnaires d'architectureModifier

 
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